Argentine, MotoGP, Course : Valentino Rossi late show !

Argentine, MotoGP, Course : Valentino Rossi late show !

Après les deux premières journées, il paraissait évident que le Grand Prix d’Argentine était promis à Marc Marquez.

En tête avec une demi-seconde d’avance lors des qualifications, l’Espagnol semblait sur une autre planète et seul un retournement de situation comme on en voit que dans les films pouvait mettre à mal sa domination.

Mais ce retournement de situation, c’est dans les stands, avant même le départ, qu’il allait prendre racine. En effet, Marquez choisissait le dur à l’arrière alors que Valentino Rossi choisissait de partir en extra dur…grave erreur.

Avec une gomme plus tendre et un Rossi englué dans le trafic, le pilote Repsol Honda prenait la poudre d’escampette après toutefois avoir éliminé Aleix Espargaro qui réalisait le Hole Shot. Il allait compter jusqu’à 4,363 secondes d’avance sur le duo Rossi Dovizioso.

Parti huitième sur la grille et remonté jusqu’à la cinquième position au moment d’aborder le premier virage, il se frottait à Andrea Iannone et retombait à sa huitième position initiale au moment de boucler le premier tour.

De son côté, Jorge Lorenzo, son équipier, tentait le tout pour le tout en avalant ses concurrents mais voyait Marquez inaccessible s’éloigner irrémédiablement.

Il se faisait toutefois repasser par Crutchlow lors de la seconde boucle et par Dovizioso et Iannone dans la troisième avant de se faire avaler par Rossi revenu du diable vauvert lors du 6ème tour. On n’allait plus le revoir. Il terminera cinquième sans avoir pu défendre ses chances malgré de bons chronos en fin de course.

Rossi revenait donc cinquième et s’y reprenait à deux fois pour passer Iannone dans la neuvième boucle.

A l’instar de Dovizioso, il profitait d’une erreur de Crutchlow pour monter sur la troisième marche du podium au dixième tour et s’efforçait de trouver la parade contre la surpuissante Ducati, pilotée par un surpuissant Dovizioso qu’il passait lors du 11ème passage sur la grille.

A ce moment, Marquez avait ouvert un boulevard et on ne voyait pas bien comment Rossi allait reprendre la main dans une course gérée d’une main de fer par l’espagnol, d’autant que derrière, ce diable de Dovizioso s’accrochait au prix de freinages dont il est un des grands spécialistes.

Pourtant, dixième après dixième, l’Italien insistait et passait sous la barre des 4 secondes au 14ème tour, la barre des 3 secondes au 18ème, celle des 2 secondes au 20ème et celle de la seconde au 22ème.

Au moment d’aborder l’avant dernier tour, Rossi se portait à hauteur des échappements de Marquez et dans la plus longue ligne droite du circuit, il faisait l’intérieur à Marquez qui comprenait alors que sa seule chance était de casser le rythme afin de faire chuter la température du pneu arrière de Rossi.

Mais pour ça, il devait s’accrocher et ne pas laisser la tornade s’échapper.

Alors Marquez s’est accroché…sur le pneu arrière de Rossi et c’est dans le bac à gravier qu’il a terminé la soirée.

Une triste fin pour un duel qui aurait pu être sublime même si à ce moment, les hommes n’étaient plus à armes égales.

Valentino Rossi ne nous avait donc pas menti, le Rio Hondo pouvait être favorable à sa M1 et dans le box, Galbusera et toute son équipe pouvaient esquisser un sourire, celui du travail bien fait, celui du bon choix de gomme, celui du retour flamboyant d’un homme que beaucoup avaient envoyé au bûcher après deux saisons passées chez Ducati.

Dovizioso prend la seconde place et se révèle, course après course, comme un pilote trop longtemps sous-estimé et ce n’est pas pour rien si un jour, Hervé Poncharal nous a confié que l’Italien avait été le meilleur pilote à être passé dans le garage Tech3.

Iannone aussi est sur une Ducati et au moment d’aborder l’avant dernier virage, il pensait grimper sur son second podium de l’année après celui du Qatar mais derrière lui, Cal Crutchlow avait faim et se portait à l’extérieur du droit pour mieux le couper à l’intérieur du gauche débouchant sur la ligne d’arrivée ! Une manœuvre aussi belle qu’audacieuse qui récompense un pilote qui, par sa bonne humeur, son humour et son franc parlé fait partie des pilotes qu’on a envie de qualifier de génial.

En sixième position, Bradley Smith prend une fois de plus la mesure d’un équipier un temps promis à un grand avenir chez Yamaha mais qui, il faut bien l’avouer, a du mal à confirmer les espoirs placés en lui par Iwata.

Aujourd’hui encore, il n’aura pas été en mesure de battre Smith et devait même voir son frère et sa Suzuki le devancer. Scott Redding, neuvième et Maverick Viñales complètent le top10.  

On notera la douzième place de Miller qui s’offre des points et la quinzième de Baz qui, et ce n’était pas gagné, prend le premier point de sa carrière en Grand Prix, devant Stefan Bradl, excusez du peu !

On terminera en saluant une fois de plus celui qui, aujourd’hui, a non seulement gagné, sa 110ème victoire, mais a également montré qu’il était aussi le grand champion de la communication en montant sur le podium avec la vareuse de l’Albiceleste floquée avec le numéro 10, celui de Diego Armando Maradona, une autre légende. Les argentins apprécieront le geste et lui accorderons plus que probablement la reconnaissance éternelle….Goooooooaaaaaaallllllll !