Dovizioso - Imiter Rossi ? Un manque de personnalité

Dovizioso - Imiter Rossi ? Un manque de personnalité

L'incroyable malchance dont Andrea Dovizioso a été victime lors des dernières manches, ainsi que sa réaction professionnelle face à ces événements semblent l'avoir replacé dans les petits papiers du paddock et dans le radar du marché des transferts.

Parfois jugé trop lisse, l'Italien voit aujourd'hui son sérieux parler en sa faveur, alors que son coéquipier est, lui, pointé du doigt pour avoir mis Ducati en difficulté en la privant d'un double podium en Argentine. Est-ce à dire que l'aîné pourra conserver son guidon pour la saison à venir ? Il n'en est pas encore certain.

"Que va décider Ducati ? Je ne sais pas. En tout cas, je suis serein. Les gens chez Ducati savent ce qui s'est passé ces quatre dernières années", rappelle Andrea Dovizioso dans un entretien à La Gazzetta dello Sport. "Ils ont toutes les données pour comprendre les caractéristiques des pilotes, le travail de développement, l'approche, le professionnalisme."

"S'ils me choisissent, c'est parce qu'ils partagent mon raisonnement, ma méthode de travail. S'ils devaient faire un autre choix, je serais tout aussi serein. J'ai beaucoup souffert pendant ces années, mais on a désormais une Ducati qui n'a jamais été aussi compétitive, même à l'époque où Stoner gagnait."

Plusieurs options pour 2017

Andrea Dovizioso assure avoir été approché par "presque tout le monde" et "évaluer les projets." Quoi qu'il en soit, celui de Ducati semble avoir ses faveurs, surtout au vu des progrès accomplis et de l'attention que les autres pilotes portent désormais à la Desmosedici pour laquelle il a tant œuvré. "C'est une satisfaction personnelle : quand je suis arrivé, personne ne voulait [de la Ducati], et maintenant trouves-en un qui n'en voudrait pas. C'est la raison pour laquelle, pour moi, ne pas la piloter en 2017 serait un projet non terminé", ajoute-t-il.

À 30 ans, Andrea Dovizioso souhaite poursuivre son engagement en MotoGP ; pourtant, il a déjà un parcours suffisamment riche pour en être fier s'il devait s'arrêter là. "Quand est-ce que je quitterai le MotoGP ? Ce pourrait être à tout moment, sans regrets", fait-il savoir dans les colonnes de La Repubblica.

"J'ai remporté un titre (en 125cc, ndlr), j'ai été avec les plus forts, j'ai toujours tout donné. J'ai 30 ans, je n'ai pas besoin d'être sous les projecteurs pour bien vivre. Je suis serein", assure l'Italien, qui ne cache pas s'être très tôt ouvert à un psychologue pour atteindre ce degré de quiétude. "Ça ne m'intéresse pas qu'on me juge comme le meilleur ou le plus beau. Je sais ce que je vaux, je n'ai pas peur de me regarder dans une glace."

Copier Rossi ? Très peu pour lui

Andrea Dovizioso n'est pas homme à se laisser impressionner par son jeune coéquipier, au caractère tellement différent du sien. "Iannone est rapide, l'année dernière il m'a mis le doute - même si j'ai fait plus de podiums que lui - mais avec ce début de saison, tout est plus clair", pointe-t-il.

Conscient que son caractère détonne quelque peu dans le paddock, l'Italien n'a pas la moindre intention de changer. "Je fais mon travail qui, par chance, est aussi ma passion. Les bavardages, les gribouillis et les fanfaronnades, je laisse ça aux autres", assure-t-il. "Je ne suis pas homologué comme les autres pilotes. Valentino a créé un modèle, impossible à copier. La majeure partie du paddock l'imite, parce qu'ils n'ont pas de personnalité : les comics sur le casque, la recherche de la punchline à tout prix, ce ton agressif mais faussement badin… Non, ça n'est pas fait pour moi."