GP des Amériques: Rossi - Avec Michelin "si tu fais une faute, tu tombes"

GP des Amériques: Rossi - Avec Michelin "si tu fais une faute, tu tombes"

Valentino Rossi manque à l'arrivée du GP d'Austin, la faute à une perte de contrôle de sa machine dans le troisième tour. Une course marquée par un problème d'embrayage, avant qu'il subisse la loi d'un pneu intransigeant.

Après les progrès constants réalisés ce week-end, le pilote italien espérait aller à la lutte pour le podium, au minimum. Au lieu de cela, sa course a mal débuté et s'est arrêtée prématurément, dans le bac à gravier.

"Pour une raison que l'on ignore, cette année on a plus de problèmes d'embrayage. C'est peut-être le nouveau software, la nouvelle cartographie de départ ou celle du frein-moteur", explique le pilote Yamaha.

"Malheureusement, j'ai brûlé l'embrayage au départ et j'ai eu beaucoup de problèmes dans les deux premiers tours. Je devais n'accélérer qu'à moitié en ligne droite et tout le monde me passait", explique-t-il, précisant : "Jusqu'à la moitié ça va, mais quand tu mets l'autre moitié [des gaz], l'embrayage patine."

"J'ai essayé d'aller doucement et de ne pas le faire patiner", poursuit Rossi. "J'ai essayé de rester concentré parce que je sais que, généralement, l'embrayage revient. Habituellement, le feeling revient quand il se refroidit."

Descendu à la sixième place, Valentino Rossi attendait son heure pour retrouver son rythme et revenir sur ses rivaux. "J'étais là et j'avais l'impression que l'embrayage était en train de revenir. J'étais très confiant parce que je me sentais bien avec la moto, j'arrivais à bien freiner et à avoir un bon grip", explique-t-il.

C'est alors que sa course s'est stoppée net. "Je suis arrivé dans le virage n°2 et, franchement, j'ai eu l'impression d'y entrer comme je l'ai toujours fait mais j'ai visiblement fait quelque chose de mal. J'ai probablement serré deux mètres de plus et j'ai pris un peu plus la bosse", admet le pilote, qui a vu sa roue avant se dérober et sa moto finir dans le gravier.

Les Michelin ne pardonnent pas

Cette chute prouve une nouvelle fois à Valentino Rossi à quel point la donne pneumatique a changé cette année. Désormais, la moindre erreur se paye cash. "Avec les Bridgestone on avait beaucoup de sécurité à l'avant et même si on faisait une petite faute, on perdait peut-être un peu de temps mais on ne tombait pas. Ces pneus sont différents : ils sont très performants, mais si tu fais une erreur ils ne pardonnent pas." L'Italien ne remet toutefois pas en cause cette situation : "Pour moi, c'est assez normal. C'est comme avec les autres pneus, comme avec les Pirelli en Superbike : si tu fais une faute, tu tombes."

"C'est un championnat différent parce que l'année dernière personne ne tombait presque jamais. L'année dernière, sur 18 courses je suis peut-être tombé trois fois et je suis déjà tombé trois fois cette année, et Jorge est tombé autant que moi. Cela signifie qu'il faut faire un peu plus attention avec l'avant : si tu fais une erreur, comme moi en course ou comme Lorenzo ce matin au warm-up, tu le payes."

Rossi n'attend pas de changement de philosophie des gommes Michelin, il sait qu'il revient aux équipes de s'y adapter : "Je pense qu'il n'y a pas de solution. Les pneus vont rester tels qu'ils sont. Michelin peut travailler, bien sûr, mais on doit surtout travailler sur les motos pour qu'elles conviennent mieux à ces pneus et on doit essayer de ne pas faire ces erreurs."

Avec ce premier abandon depuis le Grand Prix d'Aragón disputé il y a un an et demi, Valentino Rossi passe au troisième rang du championnat, où il accuse désormais 33 points de retard sur Marc Márquez. "Je suis très déçu, parce que le week-end a été positif, j'ai été plutôt compétitif et je m'attendais à faire une bonne course", regrette-t-il. "Ce qui est important c'est de bien travailler sur les motos et d'essayer d'améliorer le package complet pour utiliser ces pneus. C'est ce qui fera la différence pendant la saison."