Qatar, MotoGP, course : Rossi a joué les durs

Qatar, MotoGP, course : Rossi a joué les durs

On nous avait annoncé une saison 2015 de MotoGP des plus indécise, on commençait à douter de cet augure après la domination de Marquez sur sa Honda lors des essais libres, puis les qualifications et les Ducati nous ont réveillés. On s'était en revanche persuadé des difficultés des Yamaha. Et c'est l'une d'elle qui a enlevé ce Grand Prix du Qatar, avec la manière. Valentino Rossi jubile, et nous aussi, car le grand cru promis sera bel et bien servi cette année. 

Les hostilités ont commencé avec une erreur dans le premier virage d'un Marc Marquez qui a été contraint de partir au large avec sa RC213V avant de revenir dernier sur la piste. Une erreur dont il ne se remettra pas car malgré tous ses efforts et le style qu'on lui connaît, il ne pourra faire mieux que cinquième. Devant un équipier Pedrosa que ne semble pas avoir changé de style malgré un nouveau chef-mécanicien. 

Pendant ce temps, devant, les Ducati attendues jouaient leur partition. Les deux officielles menaient grand train et Hernandez avec la Pramac tenait en respect le reste du peloton. Un scénario cousu de fil blanc ? Pas tout à fait car les Yamaha bleues contestaient la suprématie des rouges. Jusqu'au dernier tiers du combat, c'est Jorge Lorenzo qui a semblé être la menace la plus dangereuse pour des GP15 dont on attendait l'effondrement à dix tours du but. Cependant, elles ont tenu alors que « Por Fuera » lâchait prise. Pas grave pour les trois diapasons qui a pu alors se reposer sur un Valentino Rossi parti à l'assaut de Dovizioso et de Iannone avec une M1 équipée d'un pneu dur à l'avant. 

Un choix que le « Doctor » a été le seul à assumer. Dans les deux dernières boucles, l'homme de Tavullia a sonné la charge. Dovi a rendu coup pour coup et le duo en duel a oublié Iannone qui, lui-même, s'était mis à l’abri de Lorenzo. On a cru un moment que la cavalerie de la Desmosedici allait priver le nonuple titré de sa 83ème victoire sous le drapeau à damiers, mais il n'en a rien été. Voilà Valentino Rossi qui prend les commandes de la course au titre. Pour une dixième couronne qu'il ne s'est jamais caché de vouloir ceindre. 

Le podium qatari consacre aussi un triplé transalpin puisque Lorenzo et Marquez ferment le top 5. Hernandez en fait autant avec un top 10 dans lequel on trouve Pol Espargaro, Smith et Crutchlow. Aleix Espargro est onzième avec sa Suzuki. Côté Français, on note un Di Meglio dix neuvième et antépénultième. Loris Baz n'est pas classé.