Rossi, la démo du maestro !

Rossi, la démo du maestro !

Le pilote Yamaha a réédité sa performance qui remonte à 2005, lorsqu'il avait transformé sa pole position en victoire. Un résultat qui permet de resserrer l'écart en tête du général.

Pour ce premier rendez-vous de la tournée européenne, le MotoGP redoutait le tarmac surchauffé de Jerez, le mercure affichant 41 degrés sur la piste, le choix des pneumatiques est donc une donnée importante. La première ligne, composée de Valentino Rossi, Jorge Lorenzo et Marc Márquez ne prend pas de risque et opte pour des pneus durs sur l’avant de leur monture.

Si les trois hommes ont une stratégie similaire, il y en a un qui capitalise sur la gestion des gommes pour l'emporter : Rossi. L'Italien l'avait annoncé à l'issue des qualifications : il se sent à l'aise avec les Michelin, tandis que ses rivaux ont plus de mal à les appréhender. La démonstration de ''Vale'' ne souffre d'aucune contestation, tant il a mené une course parfaite dès le premier virage. La menace directe étant son équipier Jorge Lorenzo, auteur de bons départs, le natif de Tavullia a su prendre le meilleur envol. En gardant les commandes de l'épreuve, Rossi a montré ses progrès dans le domaine.

Il n'y eut que deux alertes pour le porteur du numéro 46. Le deuxième tour, où Lorenzo tenta de prendre brièvement la tête, ainsi que le cap des 10 dernières boucles. À cet instant, le Champion en titre semblait en mesure de briser la barre des deux secondes de débours. Mais Rossi a gardé un rythme d'enfer, et ce fut l'Espagnol qui baissa pavillon. Le nonuple Champion a ainsi mené les débats de bout en bout ; une performance rare chez l'Italien, dont on se souvient que ses derniers succès ont été acquis le plus souvent après des bagarres directes avec ses rivaux.

Tandis que le clan du ''Docteur'' célébrait cette 87e victoire en catégorie reine, la frange espagnole de Yamaha faisait grise mine. Lorenzo est tombé sur plus fort que lui. L'attaque du 2e tour ne suffit pas à contrebalancer cette seconde place finale. Pourtant, le Majorquin pourra ce soir se satisfaire d'avoir devancé un autre cador : Márquez, 3e. Le pilote Honda, moins en confiance avec sa machine qu'à Austin, a tant bien que mal suivi le rythme des flèches bleues.

Mais lors de la seconde moitié de course, il n'eut de cesse d'élargir ses trajectoires et de perdre du temps. Au final, si Márquez repart de Jerez en position de leader au classement général, il vient de perdre l'avantage psychologique que lui procuraient ses deux succès en Argentine et aux États-Unis.

Suzuki acteur, Ducati en observateur

Le troisième constructeur performant en terre ibérique est Suzuki. Le duo Aleix Espargaró et Maverick Viñales termine 5e et 6e, certes loin des top pilotes (3'7'' séparent Pedrosa 4e d'Espargaró), mais en engrangeant des points importants dans l'optique du championnat des marques.

Les Ducati n'ont pas fait de miracles. Déjà en difficulté lors des essais, Andrea Iannone ne finit qu'à une lointaine 7e place, tandis que le second meilleur représentant de la marque est l'Irlandais Eugene Laverty (9e), qui se montre très surprenant en ce début de saison. L'autre Andrea, Dovizioso, est poursuivi par la guigne : après deux abandons sur chute, il doit renoncer sur problème mécanique !

Le Français Loris Baz, malgré un envol laborieux, remonte dans la hiérarchie pour finir 13e.

Prochain rendez-vous, sur nos terres au circuit du Mans dans 2 semaines.